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Collectif LCAPAM
27 déc. 2017

Des assureurs au sommet de l’Olympe

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Publié le 13.12.2017 par Orlando Hidalgo sur le groupe facebook

 

Le Graal du lobby des assureurs à Berne En cette année 2017, les assureurs ont obtenu le Graal : ils contrôlent tous les postes les plus déterminants du parlement fédéral.

  • M. Jürg Stahl, UDC, membre de la direction du Groupe Mutuel, est devenu président du Conseil national et de fait premier citoyen du pays.

  • M. Ivo Bischofberger, PDC, consultant pour le Groupe Mutuel, dirige le Conseil des Etats.

  • M. Ignazio Cassis, président du Conseil de direction de Curafutura, président du groupe parlementaire PLR et président de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national, est à la tête de l’un des deux partis majoritaires.

  • Enfin, son pendant UDC, de cette année : M. Heinz Brand, président du Conseil d’administration de Santésuisse et Tarifsuisse, est la tête pensante en matière de santé à l’UDC.

Au poker, ce serait la quinte flush royale. Le lobby des assureurs a gagné son pari: tout influencer et contrôler.

 

La Suisse est une démocratie directe Reste que notre pays possède heureusement un avantage immense : la démocratie directe. Le peuple souverain peut donner son avis et proposer des réformes lorsqu’il estime qu’elles sont indispensables. Le moment de lancer une initiative populaire pour un parlement indépendant des caisses maladie est arrivé. Il est temps de mettre un terme au lien incestueux entre les assureurs et les parlementaires et à une certaine forme d’arrogance. Le contrôle du financement de la santé ne peut être dans les mains de quelques personnes soutenues financièrement pour geler toute volonté de réformes et dont le but ultime est d’offrir aux assureurs sur un plateau la mainmise sur le système de la santé

Derniers posts
  • bgenoud
    11 déc. 2018

    Pourrais t-on créer un "polit-score" ou un "lobby-score" (comme nutri-score / couleurs et ABCD) il faudrait noter les futurs candidats (tous niveaux) en fonction des casseroles et compromis... mais pas seulement des assurances mais aussi des autres lobbys (armée, pétrole, spéculateurs et... et.... BANQUES ! ça pourrait bien buzzer -surtout grâce à l'interdiction prévisible- et promouvoir l'assoc et site !
  • Patricia Leoz
    25 nov. 2018

    Propos recueillis sur notre page FB Christophe Baud : C’est très important ce que vous écrivez Joëlle. Si les assurés stoppaient leurs errances entre les caisses, cela ennuierait beaucoup de monde et pour commencer les assureurs. Par exemple, plus de possibilité de s’engraisser sur notre dos avec des réserves confisquées et surgonflees. Arrêt des campagnes publicitaires de fin d’année, etc.., Joëlle Combremont : Alors il faudrait plutôt boycotter les changements de caisse. Pour cela, prouver aux assurés quels sont nos avantages ! Les assurances se donnent de la peine et ont de gros moyens pour prouver le contraire ! Perso, je suis convaincue que chaque changement est un avantage pour les caisses et qu’ils n’ont aucune perte avec ça. Par contre, convaincue que dans tous changements on paye plus ou on perd une prestation ! Payer moins et gagner une prestation, prouvez-moi que c’est possible ? Je n’y crois pas ! Christophe Baud : Le problème est simple. On ne peut reprocher à quelqu’un de changer systématiquement de caisse en recherchant l’assurance la meilleure marché. C’est légitime. Si vous êtes en bonne santé et que la probabilité de faire appel à votre caisse est faible (il ne faut pas oublier que l’accident qui lui survient plus souvent de façon inattendue est pour bon nombre de ces gens actifs pris en charge par la SUVA), vous serez moins attentifs à la prestation apportée, aux modalités de remboursement, etc.. Donc le bon risque change aisément de caisse, prend une franchise haute et participe naturellement moins solidairement au financement du système. Comme je le disais, c’est légitime, au même titre qu’il est légitime de retarder une intervention non urgente de quelques mois afin de pouvoir modifier sa franchise entre temps. Il y en a qui le font... eh oui !!! Tout cela est légitime, car autorisé par la loi.. et que chacun regarde d’abord à son porte-monnaie. Pour info: Personnellement, je n’ai pas changé de caisse depuis 30 ans et je n’ai jamais pris de franchise à option et pourtant je dois avoir visité mon médecin en moyenne une fois tous les 3 ans. Peut-être suis je un imbécile, mais peu importe! Je trouve la loi actuelle non solidaire et non sociale, je ne l’accepte pas dans cette forme. Si je suis en santé aujourd’hui, comme chacun je ne sais pas de quoi demain sera fait et alors je serai content que d’autres cotisent pour qu’on ne me laisse pas dépérir dans un coin. Nota béné: je sais aussi que certains ne peuvent faire autrement que prendre une franchise haute pour encore arriver à boucler leur fin de mois. C’est un énorme problème, et c’est aussi pour ces gens là que ce groupe existe. Ces gens,qui le jour où ils tombent malades ne pourront même pas se permettre d’aller chez le médecin. C’est là aussi un côté pervers du système, quid de qui prend une franchise haute avec une assurance bon marché (par exemple: paiement de médicaments à la pharmacie, remboursement bien plus tard) parce qu’il peut se le permettre et de qui prend une telle assurance parce qu’il ne peut pas faire autrement. Les changements de caisse participent à l’explosion des réserves. Ce que certains économisent à court terme, d’autres le paient. Et tout cela bien sûr pour le seul profit du système... au nom du sacro-saint business. Une véritable assurance sociale ne peut fonctionner qu’en enlevant la gestion de celle-ci aux privés. Un privé ne reprendra jamais un business, si il n’y gagne pas d’argent. Ce n’est pas la concurrence qui motive les assureurs à chercher de nouveaux clients. C’est seulement la recherche du bon risque, la possibilité de pouvoir lui placer des complémentaires qu’il lui retirera dès que le bon risque deviendra un mauvais risque (voir les débats de cette année au Conseil national), C’est aussi la possibilité de brasser une somme énorme d’argent qui bien sûr le rendra encore plus riche. L’argent appelle l’argent. Par exemple le parlement a refusé de mutualiser les réserves sous prétexte que celles-ci appartiennent à NOS caisses maladies, (argument de la commission du National chargée d’examiner le dossier, chaque caisse a des réserves et est seule propriétaire de celles-ci). C’est fort de café, les réserves sont là pour couvrir les risques liés aux assurés, primes payées par tête, mais par contre dès que l’argent est dans les caisses des assureurs, plus personne n’a le droit de dire quelque chose, voir de réclamer son dû. On peut creuser et creuser, le noeud du problème est simple. Notre santé est devenue un business, un marché magnifique où bon nombre d’acteurs du marché libéral ont trouvé une source de revenu inépuisable. Les pharmas, les assureurs, et bien d’autres (pas tous bien sûr, car comme partout, il y a les petites mains, ces gens qui effectivement font leur travail , avec d’autres objectifs que leur simple profit, et malheureusement eux n’ont pas droit à leur part de gâteau). Année après année, ces grands acteurs du système de santé voient leurs chiffres d’affaire et leurs profits augmenter et en contre partie bien sûr nous voyons nos primes augmenter encore plus vite. L’appétit venant en mangeant autant dire que leur envie de profit n’a aucune limite et il était temps que des gens comme vous, Joëlle, appelle des gens comme moi à dire avec d’autres: "Ça suffit!!!"
  • GAGO Enrique
    19 nov. 2018

    lors d'un changement de caisse-maladie , la réserve constituée devrait être transférée auprès de la nouvelle caisse-maladie chaque caisse-maladie , la prime ne peut avoir plus de 10% de différence entre le canton le plus chère et le moins chère création d'une caisse maladie cantonale avec des profils d'assurés qui seront obligatoirement affilié auprès de la caisse cantonale abolir le fond de compensation des risques et que celui soit gérer par la caisse cantonale suppression du subside cantonale et qu'il soit remplacer par la déduction de la prime sur le revenu par deux, soit prime payée à l'année 8'000 , déduction fiscale 16'000 pour les revenus bas - une échelle selon le revenus les enfants jusqu'a l'âge de 10 ans assuré auprès de la caisse cantonale supprimer le transfert de réserve entre cantons