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Collectif LCAPAM
7 janv. 2018

La maladie une affaire lucrative.

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Publié de 19.12.2017 par José Manuel Rincon sur le groupe facebook.

 

Chaque année nous recevons une piqûre de rappel de la part de notre assurance-maladie sous forme d’augmentation des primes avec les lamentations qui s’en suivent pour faire passer la pilule : augmentations des coûts, diminution des subventions, etc.

Les assurés quant à eux semblent tétanisés et entendent toujours les mêmes litanies de la part des partis politiques et syndicats : pétition auprès des autorités, afin qu’elles prennent des mesures, se lamenter sur l’échec de la caisse unique en votation, etc. Peu de temps après, on passe à autre chose et les assurés restent encore plus frustrés et ont l’impression d’être les dindons de la farce.

 

Que faire ? La riposte doit être globale et l’analyse du système aussi.

Notre système de santé actuel est issu des mises en œuvres des politiques sociales adoptées à la sortie de la deuxième guerre mondiale et étaient le résultat d’un rapport de force favorable aux travailleurs.

 

Or, depuis une trentaine d’années, les intégristes du libéralisme effectuent un travail de sape de nos institutions sociales : diminution, voire suppression des subventions afin de contenir les primes à un taux abordables, privatisation des soins de santé mais recevant des subventions étatiques, une industrie pharmaceutique déchainée qui pratique des prix intolérables, surfacturation de certains médecins et psychiatres qui veillent plus à remplir leurs cabinets qu’à la santé de ses patients.

 

Toutes ces politiques amènent au point où nous en sommes, c’est à dire, à un système de santé à deux vitesses qui exclut de plus en plus les personnes à revenus modestes.

En effet, certains assurés de condition modeste sont automatiquement exclus des soins dentaires et ophtalmologiques et l’adoption des franchisses extrêmes, jusqu’à 2'500 francs fait, et c’est quelque choses d’insolite, que beaucoup de personnes ne peuvent recevoir des soins car elles sont incapables de faire front à des dépenses de santé imprévues, leur budget étant trop limité. Ce qui résulte que des assurés paient des primes, mais ne peuvent pas en bénéficier, mais par leur contribution, ils subventionnent ceux qui sont plus aisés, triste paradoxe !

 

Privatisation du système de santé.

La décision du Conseil fédéral de subventionner le secteur privé - cliniques, hôpitaux, etc. - est incompréhensible, sauf à accepter que pour le Conseil Fédéral il est plus important de favoriser le rendement des investisseurs et des actionnaires que de réellement s’occuper de la santé de la population.

 

Cette politique dans une période de restriction budgétaire a comme conséquence, de manière concomitante, une réduction des subventions pour le secteur public et, comme le résultat connu, une diminution du personnel soignant et une surcharge de travail pour celui-ci et, donc, une diminution de la qualité des prestations aux patients.

 

Laisser la santé aux mains du privé serait catastrophique, la logique du privé est de faire du bénéfice et cela entre en contradiction avec les besoins de la population qui celle-ci, faute de moyens financiers, serait exclue, comme cela se passe déjà aux États-Unis.

 

Les assurances-maladies

Est-il admissible que nous assumions les coûts des innombrables caisses disposant chacune d’un conseil d’administration avec des directeurs percevant des salaires indécents ? Vous me direz, oui, mais le peuple a voté contre la Caisse Unique ! Mais que veut ce type de consultation quand les adversaires de la caisse unique déploient une débauche de moyens financiers, en partie prélevés sur nos primes, et avec le soutien massif des médias ainsi que de nombreux parlementaires, souvent membres des conseils d’administration de ces caisses ?

 

Est-il normal que le président du Conseil des États et du National soient rémunérés par le Groupe Mutuel ? Est-il normal que ces mêmes autorités jettent un voile pudique sur la gestion des réserves de l’assurance maladie ? Allons-nous nous laisser gruger encore longtemps ?

 

Que faire ?

Donner une réponse sectorielle ne permet pas de trouver la solution. Il s’agit de changer radicalement le système de santé, mais pour cela nous devons nous engager tous à prendre en main notre santé et donc les politiques de santé à adopter.

 

Une caisse-maladie mutuelle

Nous devons créer une caisse-maladie mutuelle, gérée sous le contrôle des assurés, et alimentée non pas par des primes, aberration qui met sur le même plan le propriétaire d’une entreprise, comme Blocher, avec ses employés, mais par des cotisations prélevées sur le salaire.

 

Prévention

Dans le système actuel la prévention n’est pas mise au premier plan, car elle ne rapporte pas aux investisseurs. Pourtant, nous sommes tous favorables, d’abord à ne pas tomber malade et ensuite c’est moins coûteux. Si nous prenons en main notre santé nous pourrons agir dans ce domaine !

 

Industrie pharmaceutique

Nous constatons une surconsommation de médicaments par la population encouragée par ces mêmes industries, afin d’augmenter les dividendes des actionnaires. La mise au point de médicaments qui tendent plus à satisfaire des patients solvables qu’à satisfaire les besoins tout court des patients ; la production de médicaments qui maintiennent certaines maladies sous forme chronique créant ainsi un marché très lucratif alors que ces entreprises sont parfaitement qualifiées pour produire des médicaments capables de nous soigner définitivement, mais évidemment cela rapporte moins.

 

Il est d’une importance primordiale que ces entreprises deviennent publiques et qu’elles deviennent des biens communs et c’est seulement alors qu’elles seront vraiment au service de la population.

 

Dans ce cadre, la recherche universitaire au lieu d’être pillée par les milieux d’affaires sera mise au service de la population.

 

Suppression de toute subvention au secteur privé

Pour les raisons indiquées plus haut, les autorités doivent immédiatement supprimer les subventions allouées au secteur privé et réaffecter ces fonds au secteur public améliorant ainsi sensiblement le bien-être des soignants et des patients.

 

Toutes ces politiques ne peuvent être mises en œuvre que par l’effort de nous tous, par notre engagement et notre capacité à devenir autonomes, libres et citoyen(ne)s.

Derniers posts
  • bgenoud
    11 déc. 2018

    Pourrais t-on créer un "polit-score" ou un "lobby-score" (comme nutri-score / couleurs et ABCD) il faudrait noter les futurs candidats (tous niveaux) en fonction des casseroles et compromis... mais pas seulement des assurances mais aussi des autres lobbys (armée, pétrole, spéculateurs et... et.... BANQUES ! ça pourrait bien buzzer -surtout grâce à l'interdiction prévisible- et promouvoir l'assoc et site !
  • Patricia Leoz
    25 nov. 2018

    Propos recueillis sur notre page FB Christophe Baud : C’est très important ce que vous écrivez Joëlle. Si les assurés stoppaient leurs errances entre les caisses, cela ennuierait beaucoup de monde et pour commencer les assureurs. Par exemple, plus de possibilité de s’engraisser sur notre dos avec des réserves confisquées et surgonflees. Arrêt des campagnes publicitaires de fin d’année, etc.., Joëlle Combremont : Alors il faudrait plutôt boycotter les changements de caisse. Pour cela, prouver aux assurés quels sont nos avantages ! Les assurances se donnent de la peine et ont de gros moyens pour prouver le contraire ! Perso, je suis convaincue que chaque changement est un avantage pour les caisses et qu’ils n’ont aucune perte avec ça. Par contre, convaincue que dans tous changements on paye plus ou on perd une prestation ! Payer moins et gagner une prestation, prouvez-moi que c’est possible ? Je n’y crois pas ! Christophe Baud : Le problème est simple. On ne peut reprocher à quelqu’un de changer systématiquement de caisse en recherchant l’assurance la meilleure marché. C’est légitime. Si vous êtes en bonne santé et que la probabilité de faire appel à votre caisse est faible (il ne faut pas oublier que l’accident qui lui survient plus souvent de façon inattendue est pour bon nombre de ces gens actifs pris en charge par la SUVA), vous serez moins attentifs à la prestation apportée, aux modalités de remboursement, etc.. Donc le bon risque change aisément de caisse, prend une franchise haute et participe naturellement moins solidairement au financement du système. Comme je le disais, c’est légitime, au même titre qu’il est légitime de retarder une intervention non urgente de quelques mois afin de pouvoir modifier sa franchise entre temps. Il y en a qui le font... eh oui !!! Tout cela est légitime, car autorisé par la loi.. et que chacun regarde d’abord à son porte-monnaie. Pour info: Personnellement, je n’ai pas changé de caisse depuis 30 ans et je n’ai jamais pris de franchise à option et pourtant je dois avoir visité mon médecin en moyenne une fois tous les 3 ans. Peut-être suis je un imbécile, mais peu importe! Je trouve la loi actuelle non solidaire et non sociale, je ne l’accepte pas dans cette forme. Si je suis en santé aujourd’hui, comme chacun je ne sais pas de quoi demain sera fait et alors je serai content que d’autres cotisent pour qu’on ne me laisse pas dépérir dans un coin. Nota béné: je sais aussi que certains ne peuvent faire autrement que prendre une franchise haute pour encore arriver à boucler leur fin de mois. C’est un énorme problème, et c’est aussi pour ces gens là que ce groupe existe. Ces gens,qui le jour où ils tombent malades ne pourront même pas se permettre d’aller chez le médecin. C’est là aussi un côté pervers du système, quid de qui prend une franchise haute avec une assurance bon marché (par exemple: paiement de médicaments à la pharmacie, remboursement bien plus tard) parce qu’il peut se le permettre et de qui prend une telle assurance parce qu’il ne peut pas faire autrement. Les changements de caisse participent à l’explosion des réserves. Ce que certains économisent à court terme, d’autres le paient. Et tout cela bien sûr pour le seul profit du système... au nom du sacro-saint business. Une véritable assurance sociale ne peut fonctionner qu’en enlevant la gestion de celle-ci aux privés. Un privé ne reprendra jamais un business, si il n’y gagne pas d’argent. Ce n’est pas la concurrence qui motive les assureurs à chercher de nouveaux clients. C’est seulement la recherche du bon risque, la possibilité de pouvoir lui placer des complémentaires qu’il lui retirera dès que le bon risque deviendra un mauvais risque (voir les débats de cette année au Conseil national), C’est aussi la possibilité de brasser une somme énorme d’argent qui bien sûr le rendra encore plus riche. L’argent appelle l’argent. Par exemple le parlement a refusé de mutualiser les réserves sous prétexte que celles-ci appartiennent à NOS caisses maladies, (argument de la commission du National chargée d’examiner le dossier, chaque caisse a des réserves et est seule propriétaire de celles-ci). C’est fort de café, les réserves sont là pour couvrir les risques liés aux assurés, primes payées par tête, mais par contre dès que l’argent est dans les caisses des assureurs, plus personne n’a le droit de dire quelque chose, voir de réclamer son dû. On peut creuser et creuser, le noeud du problème est simple. Notre santé est devenue un business, un marché magnifique où bon nombre d’acteurs du marché libéral ont trouvé une source de revenu inépuisable. Les pharmas, les assureurs, et bien d’autres (pas tous bien sûr, car comme partout, il y a les petites mains, ces gens qui effectivement font leur travail , avec d’autres objectifs que leur simple profit, et malheureusement eux n’ont pas droit à leur part de gâteau). Année après année, ces grands acteurs du système de santé voient leurs chiffres d’affaire et leurs profits augmenter et en contre partie bien sûr nous voyons nos primes augmenter encore plus vite. L’appétit venant en mangeant autant dire que leur envie de profit n’a aucune limite et il était temps que des gens comme vous, Joëlle, appelle des gens comme moi à dire avec d’autres: "Ça suffit!!!"
  • GAGO Enrique
    19 nov. 2018

    lors d'un changement de caisse-maladie , la réserve constituée devrait être transférée auprès de la nouvelle caisse-maladie chaque caisse-maladie , la prime ne peut avoir plus de 10% de différence entre le canton le plus chère et le moins chère création d'une caisse maladie cantonale avec des profils d'assurés qui seront obligatoirement affilié auprès de la caisse cantonale abolir le fond de compensation des risques et que celui soit gérer par la caisse cantonale suppression du subside cantonale et qu'il soit remplacer par la déduction de la prime sur le revenu par deux, soit prime payée à l'année 8'000 , déduction fiscale 16'000 pour les revenus bas - une échelle selon le revenus les enfants jusqu'a l'âge de 10 ans assuré auprès de la caisse cantonale supprimer le transfert de réserve entre cantons