Association LCAPAM | luttecapam@gmail.com | © 2019 LCAPAM

Collectif LCAPAM
27 déc. 2017

Suggestions et réflexions auprès du DFI

0 commentaire

Message du 21.11.2017 d'Andrea Lacroix

 

Chères Mesdames,

 

Je tiens tout d’abord à vous adresser mes remerciements et félicitations pour votre engagement ! 

 

Je n’ai qu’un seul regret: avoir appris l’existence de votre manifestation après qu’elle ait eu lieu.

 

Comme vous pourrez le constater, j’avais également tenté une approche du DFI et vous transfère sa réponse.

 

Je suis notamment très inquiète de lire certaines « solutions » proposées par les partis qui me semblent dangereuses lorsqu’elles risquent 1. D’augmenter les contrôles et donc les coûts ou 2. De plafonner les primes en fonction des revenus car cela risque uniquement ... de déplacer le problème sur le contribuable qui paiera encore plus d’impôts. En effet, les personnes à bas revenu percevraient logiquement des subsides plus importants et la spirale infernale ne ferait que continuer.

 

Le citoyen genevois est étranglé, pas uniquement par les primes mais par le coût de la vie en général, ses impôts, son loyer, les frais de garde etc. 

S’agissant de l’assurance maladie une solution consisterait, selon moi, à amener de la transparence sur les prix (médicaments, prestations et salaires non seulement du corps médical qui en prend suffisamment pour son grade mais aussi et surtout des fonctions administratives et des dirigeants des caisses). 

 

Obliger aussi les assurances maladie à être rentables et à rationaliser leurs coûts de fonctionnement. Même si M. Lederrey semble dire que cela ne représenterait que 5 % des coûts. Qu’on nous le prouve, dans ce cas! 

 

Le cas que j’avais exposé au DFI était celui d’Assura qui envoie un décompte par facture, dans une enveloppe alors que je prends le soin de les envoyer groupées. La même assurance me renvoie 3 pages de courriers et formulaires pour m’annoncer un refus de prise en charge et me suggère de changer de modèle d’assurance si j’ai, par malheur, omis le bon de délégation. Il y a des moyen de réduire leurs frais de fonctionnement. 

 

Quant aux salaires, je déplore le procès d’intention fait au corps médical travaillant dans les hôpitaux (infirmières et médecins). Ce sont bien plus les salaires des administrateurs, chefs et directeurs des assurances qui doivent être transparents et/ou limités. Et je crois que le peuple est prêt à exiger transparence et à exiger la limitation de ces revenus. Nos primes ressemblent de plus en plus à des impôts dont les Genevois paient l’un des plus lourds tributs au niveau helvétique.

 

On peut agir aussi sur les médicaments. Les médicaments à la pièce c’est une très bonne piste pour éviter le gaspillage  mais avant tout : transparence encore: peut on nous dire pourquoi sont ils 2,3 fois plus chers qu’en UE?

 

Enfin, je soutiendrai aussi toute initiative exigeant la totale transparence sur les affiliations et lobbies de nos représentants des pouvoirs exécutifs et législatifs. 

J’imagine que vous avez été noyées d’idées, mais tenais à vous manifester mon soutien et ..qui sait..  peut être apporter des idées supplémentaires..?

 

Vous me direz que cela n’a rien à voir mais je vois un lien très évident entre votre combat et celui du Prof. Chesney, lequel est actuellement en train de rédiger une initiative populaire pour remplacer tous les impôts par une microtaxe sur les transactions commerciales.

 

Simplifier le système, moins de bureaucratie, c’est effectivement, à court terme, peut être quelques emplois perdus dans l’administration, mais une réduction formidable des coûts et une amélioration indéniable de notre qualité de vie. Et on ne refuse pas un changement par peur de perdre des postes que l’IA va de toute façon faire disparaitre. Des postes vont disparaître, d’autres apparaître, et ainsi de suite.

 

Réduire les intermédiaires et la complexité administrative cela a nécessairement pour effet de diminuer les coûts.  D’ailleurs, les différents types d’assurances (réseau, etc.), réduisent-ils vraiment les coûts ou justifient-ils seulement des postes de travail supplémentaires ?

En effet, avec un système plus simple et unifié. Il ne serait plus nécessaire de proposer 115 produits différents, mais un seul. Exit les courtiers et autres intermédiaires dans ce domaine. Et en chiffres ? Cela représenterait quoi ?

 

Enfin, je suis scandalisée que certaines prestations (p. ex. vue, dents) ne soient pas couvertes mais que, même pour des choses anodines, un patient puisse parfois consulter 2,3,4 médecins et être remboursé. Avoir 2,3 avis quand on a une maladie grave ou une opération en vue, cela peut se comprendre, mais pas au-delà. 

 

Et regarder comment cela est géré chez nos voisins. Et comparer, et s’inspirer. Le DFI a du travail. Et nous, les citoyens, aussi.

 

Je vous remercie de m’avoir lue.

 

Cordialement.

Derniers posts
  • bgenoud
    11 déc. 2018

    Pourrais t-on créer un "polit-score" ou un "lobby-score" (comme nutri-score / couleurs et ABCD) il faudrait noter les futurs candidats (tous niveaux) en fonction des casseroles et compromis... mais pas seulement des assurances mais aussi des autres lobbys (armée, pétrole, spéculateurs et... et.... BANQUES ! ça pourrait bien buzzer -surtout grâce à l'interdiction prévisible- et promouvoir l'assoc et site !
  • Patricia Leoz
    25 nov. 2018

    Propos recueillis sur notre page FB Christophe Baud : C’est très important ce que vous écrivez Joëlle. Si les assurés stoppaient leurs errances entre les caisses, cela ennuierait beaucoup de monde et pour commencer les assureurs. Par exemple, plus de possibilité de s’engraisser sur notre dos avec des réserves confisquées et surgonflees. Arrêt des campagnes publicitaires de fin d’année, etc.., Joëlle Combremont : Alors il faudrait plutôt boycotter les changements de caisse. Pour cela, prouver aux assurés quels sont nos avantages ! Les assurances se donnent de la peine et ont de gros moyens pour prouver le contraire ! Perso, je suis convaincue que chaque changement est un avantage pour les caisses et qu’ils n’ont aucune perte avec ça. Par contre, convaincue que dans tous changements on paye plus ou on perd une prestation ! Payer moins et gagner une prestation, prouvez-moi que c’est possible ? Je n’y crois pas ! Christophe Baud : Le problème est simple. On ne peut reprocher à quelqu’un de changer systématiquement de caisse en recherchant l’assurance la meilleure marché. C’est légitime. Si vous êtes en bonne santé et que la probabilité de faire appel à votre caisse est faible (il ne faut pas oublier que l’accident qui lui survient plus souvent de façon inattendue est pour bon nombre de ces gens actifs pris en charge par la SUVA), vous serez moins attentifs à la prestation apportée, aux modalités de remboursement, etc.. Donc le bon risque change aisément de caisse, prend une franchise haute et participe naturellement moins solidairement au financement du système. Comme je le disais, c’est légitime, au même titre qu’il est légitime de retarder une intervention non urgente de quelques mois afin de pouvoir modifier sa franchise entre temps. Il y en a qui le font... eh oui !!! Tout cela est légitime, car autorisé par la loi.. et que chacun regarde d’abord à son porte-monnaie. Pour info: Personnellement, je n’ai pas changé de caisse depuis 30 ans et je n’ai jamais pris de franchise à option et pourtant je dois avoir visité mon médecin en moyenne une fois tous les 3 ans. Peut-être suis je un imbécile, mais peu importe! Je trouve la loi actuelle non solidaire et non sociale, je ne l’accepte pas dans cette forme. Si je suis en santé aujourd’hui, comme chacun je ne sais pas de quoi demain sera fait et alors je serai content que d’autres cotisent pour qu’on ne me laisse pas dépérir dans un coin. Nota béné: je sais aussi que certains ne peuvent faire autrement que prendre une franchise haute pour encore arriver à boucler leur fin de mois. C’est un énorme problème, et c’est aussi pour ces gens là que ce groupe existe. Ces gens,qui le jour où ils tombent malades ne pourront même pas se permettre d’aller chez le médecin. C’est là aussi un côté pervers du système, quid de qui prend une franchise haute avec une assurance bon marché (par exemple: paiement de médicaments à la pharmacie, remboursement bien plus tard) parce qu’il peut se le permettre et de qui prend une telle assurance parce qu’il ne peut pas faire autrement. Les changements de caisse participent à l’explosion des réserves. Ce que certains économisent à court terme, d’autres le paient. Et tout cela bien sûr pour le seul profit du système... au nom du sacro-saint business. Une véritable assurance sociale ne peut fonctionner qu’en enlevant la gestion de celle-ci aux privés. Un privé ne reprendra jamais un business, si il n’y gagne pas d’argent. Ce n’est pas la concurrence qui motive les assureurs à chercher de nouveaux clients. C’est seulement la recherche du bon risque, la possibilité de pouvoir lui placer des complémentaires qu’il lui retirera dès que le bon risque deviendra un mauvais risque (voir les débats de cette année au Conseil national), C’est aussi la possibilité de brasser une somme énorme d’argent qui bien sûr le rendra encore plus riche. L’argent appelle l’argent. Par exemple le parlement a refusé de mutualiser les réserves sous prétexte que celles-ci appartiennent à NOS caisses maladies, (argument de la commission du National chargée d’examiner le dossier, chaque caisse a des réserves et est seule propriétaire de celles-ci). C’est fort de café, les réserves sont là pour couvrir les risques liés aux assurés, primes payées par tête, mais par contre dès que l’argent est dans les caisses des assureurs, plus personne n’a le droit de dire quelque chose, voir de réclamer son dû. On peut creuser et creuser, le noeud du problème est simple. Notre santé est devenue un business, un marché magnifique où bon nombre d’acteurs du marché libéral ont trouvé une source de revenu inépuisable. Les pharmas, les assureurs, et bien d’autres (pas tous bien sûr, car comme partout, il y a les petites mains, ces gens qui effectivement font leur travail , avec d’autres objectifs que leur simple profit, et malheureusement eux n’ont pas droit à leur part de gâteau). Année après année, ces grands acteurs du système de santé voient leurs chiffres d’affaire et leurs profits augmenter et en contre partie bien sûr nous voyons nos primes augmenter encore plus vite. L’appétit venant en mangeant autant dire que leur envie de profit n’a aucune limite et il était temps que des gens comme vous, Joëlle, appelle des gens comme moi à dire avec d’autres: "Ça suffit!!!"
  • GAGO Enrique
    19 nov. 2018

    lors d'un changement de caisse-maladie , la réserve constituée devrait être transférée auprès de la nouvelle caisse-maladie chaque caisse-maladie , la prime ne peut avoir plus de 10% de différence entre le canton le plus chère et le moins chère création d'une caisse maladie cantonale avec des profils d'assurés qui seront obligatoirement affilié auprès de la caisse cantonale abolir le fond de compensation des risques et que celui soit gérer par la caisse cantonale suppression du subside cantonale et qu'il soit remplacer par la déduction de la prime sur le revenu par deux, soit prime payée à l'année 8'000 , déduction fiscale 16'000 pour les revenus bas - une échelle selon le revenus les enfants jusqu'a l'âge de 10 ans assuré auprès de la caisse cantonale supprimer le transfert de réserve entre cantons